Si toi aussi tu pars super motivé le samedi matin, mais qu'au bout d'une demi-journée tu es déjà épuisé par tous les aspects transversaux de l'escalade comme les douleurs au cou, les vols de ton partenaire que tu assures, la roche qui fait mal – et tous les autres aspects -, ce post est pour toi. Très souvent par paresse, par économie ou encore par rigueur extrême, on se prive de simples accessoires - désormais unanimement reconnus - qui peuvent rendre notre week-end en falaise bien plus joyeux.
À leurs débuts, elles étaient vues avec beaucoup de scepticisme par ceux qui ne se sentait pas à l'aise de voir leur assureur regarder confortablement droit devant lui plutôt que vers le sommet du rocher. Un large consensus a alors fait son chemin puisque même les plus sceptiques se sont retrouvés à les essayer, peut-être par hasard, et le bouche à oreille des retours positifs leur a désormais ouvert un grand succès.
On est ici sur une question très à la frontière entre confort et sécurité : la différence de poids des grimpeurs. Lorsque le grimpeur a plusieurs kilos de plus que l'assureur, il peut arriver qu'en cas de chute, l'assureur soit projeté avec force et élan vers le mur. Cela se produit par une combinaison d'une série de facteurs comme la durée du vol, la position de la première dégaine et beaucoup d'autres variables. Cela dit, cela arrive plus fréquemment qu'on ne peut l'imaginer et toute personne habituée à assurer des grimpeurs plus lourds peut confirmer cet inconfort. Pourtant, tout se règle en un rien de temps avec le frein d'Edelrid Ohm, qui se place au niveau de la première dégaine. Simple et utile, il devrait toujours faire partie de l'ensemble des accessoires des grimpeurs très légers. Ici, le lien vers un article où nous avons détaillé ses caractéristiques et son utilisation.
Si tu ne veux plus grimper sur les épaules de ton partenaire pour placer la première dégaine, et si tu n'es pas le champion du monde de lancer de lasso à l'intérieur du mousqueton, la perche télescopique - aussi appelé clipstick - peut être la meilleure solution pour partir avec la première dégaine déjà passée. Les nouvelles versions sont super extensibles et super compactes à la fois. Elles permettent non seulement de partir en toute sécurité en plaçant la première dégaine ainsi que la corde dans celle-ci, mais aussi de les retirer du mur !
La dégaine rigide et l'anti-panique
Les dégaines à sangles rigides et longues résultent du même principe que la perche télescopique, pour vous mettre en sécurité même là où le mousquetonnage devient exigeant ! Mais la dégaine anti-panique ou "intelligente" avec tige rigide permet d'essayer les sections les plus difficiles du parcours en toute sécurité, et de manière "éthique". En effet, en général, les dégaines à sangles rigides telles que la Panic sont une aide "artificielle", pour travailler des passages, alors que les dégaines standards sont utilisées pour l'escalade libre. Si vous aussi vous avez appris la définition du « passage obligatoire » en volant encore et encore sur la corde toute neuve, cette nouvelle dégaine peut venir à votre rescousse pour économiser du matériel et des tonnes de stress.
Dans ce cas également, nous n'entrons pas dans des débats éthiques, mais nous nous limitons à t'informer que si tu ne veux pas souffrir des improbables coincements de genoux dans les dièdres ou trous de calcaire, il existe des genouillères. Certaines lignes très dures ont été libérées volontairement avec une genouillère, ou ont été libérées sans et ont ensuite subi une réévaluation de cotation après une première répétition avec une genouillère. Pour nous qui sommes de toute façon loin de ces niveaux de difficulté, on ne retient qu'une chose : la genouillère facilite la vie.











